1 March 2019

Une table ronde aux Nations Unies met en avant le rôle de l’éducation pour la préservation et la promotion des langues autochtones

26 février 2019 – A l’occasion de l’Année internationale des langues autochtones et de la Journée internationale de la langue maternelle, la Bibliothèque Dag Hammarskjöld de l’Organisation des Nations Unies a accueillie une table ronde permettant de mettre en lumière l’importance de préserver et d’intégrer les langues autochtones dans l’éducation.

La table ronde intitulée L’avenir des langues autochtones: Clés pour comprendre le monde a pu compter sur la présence de M. Diego A Tituana, diplomate à la Mission permanente de l’Equateur auprès des Nations Unies, M. Reuben Fast Horse, professeur de langue au Consortium de la langue lakota, Mme Chandra Roy-Henriksen, Directrice du Secrétariat de l’Instance permanente sur les questions autochtones (DAES), ainsi que de M. Kewulay Kamara, poète, conteur et éducateur au Sierra Leone.

Les intervenants ont d’abord salué le public dans leur langues maternelles. M. Diego A. Tituana (Kichwa Otavalo) a présenté la façon dont son travail au sein du Comité de pilotage a permis de coordonner et de faciliter les négociations qui ont abouties à la résolution faisant de 2019 l’Année internationale des langues autochtones.

«La langue est comme une rivière, c’est un flux continu», a affirmé M. Reuben Fast Horse. Il poursuivit en expliquant les différences entre la langue lakota et l’anglais, et comment il l’enseigne. «La langue n’est pas seulement un assemblement de mots, c’est avant tout un mode de pensée, une culture, et un savoir», a-t-il rappelé.

M. Kewulay Kamara a décrit sa langue, le fina, comme «un mode de vie». Il a souligné l’importance d’intégrer les langues autochtones dans l’éducation, parce qu’il «y’a beaucoup à perdre lorsque nous ignorons une langue». D’après M. Kamara, apprendre les langues signifie apprendre à comprendre les personnes, leurs modes de vie, leurs cultures, leurs traditions et leur histoires.

Comme l’a souligné M. Tituana, «le succès de l’Année internationale des langues autochtones ne sera une réalité que si nous sommes unis. Les entreprises, les entités des Nations Unies et le monde académique sont tous des acteurs clés». Les universités ont un rôle essentiel à jouer dans l’enseignement et la promotion des langues maternelles dans le monde. Pour les étudiants, apprendre au sujet des langues autochtones signifie aussi comprendre les différences de chacun, et apprendre à respecter les traditions, souvenirs et savoirs des autochtones.

Pour en savoir plus, visitez le site web de l’Année internationale des langues autochtones.