21 March 2019

Les jeunes femmes doivent encore se battre pour s’asseoir à la table des négociations

Beaucoup reconnaissent que la parité hommes-femmes est indispensable face aux défis mondiaux du XXIe siècle. Pourtant, partout dans le monde, la représentation des femmes aux postes de direction fait toujours gravement défaut.

Un événement de haut niveau sur le thème des femmes au pouvoir, réunissant de hauts responsables appartenant à des domaines aussi variés que la société civile, la politique, le secteur privé et le système des Nations Unies, s’est récemment tenu en marge de la 63e session de la Commission de la condition de la femme (CSW63). Le temps de trois tables rondes axées sur les obstacles à la participation et à la prise de pouvoir des femmes, notamment en politique, dans les affaires ou la défense des intérêts publics, les participants ont pu faire profiter l’auditoire de leurs connaissances en la matière et de conseils tirés de leur expérience en faveur d’une accélération de l’autonomisation des femmes dans ces domaines, tout particulièrement les nouvelles générations de dirigeantes.

Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a ouvert la discussion en soulignant que la parité des sexes et l’autonomisation des femmes sont essentielles en vue de «bâtir une société meilleure, changer les rapports de force, combler les lacunes, éliminer les préjugés, préserver les acquis et repousser les limites du possible».  

De nombreux intervenants l’ont fait remarquer: il est primordial «que les femmes se soutiennent mutuellement». De même, l’accès à un poste de haut niveau s’accompagne, entre autres, de la responsabilité d’agir en faveur d’une plus grande représentation des femmes dirigeantes à tous les niveaux de la société et de faire en sorte que les futures générations de femmes et de filles exploitent pleinement leur potentiel. Dans le cadre de ses fonctions, la Première ministre néo-zélandaise, Jacinda Ardern, est parfaitement consciente de son influence sur la nouvelle génération de dirigeants. Elle a donc déclaré que, pour aider les femmes à se faire une place dans les discussions, il fallait absolument «en faire entrer le plus possible à l’intérieur de la salle avant que la porte ne se ferme».

Muniba Mazari, ambassadrice nationale de bonne volonté du Pakistan pour ONU Femmes, lui a fait écho en précisant que «sur la voie du succès et du pouvoir, c’est nous qu’il faut penser, et pas seulement moi» et qu’«une femme autonome responsabilise les femmes qui l’entourent.»

L’un des messages forts de cette journée était celui de la comtesse Sophie de Wessex, du Royaume-Uni, s’adressant tout particulièrement aux jeunes femmes qui cherchent à se faire une place autour de la table: ne pas baisser les bras, car «si tous les sièges autour de la table sont occupés, il suffit d’en apporter un de plus.»

À l’issue de l’événement, les dirigeantes ont lancé un appel à l’action en faveur de l’égalité des sexes pour toutes, notamment en donnant la priorité à l’éducation des filles et en renforçant l’autonomisation économique des femmes pour les encourager à atteindre pleinement leur potentiel.

Lisez l’appel à l’action dans son intégralité ici, consultez le programme complet de la session ici et regardez l’enregistrement vidéo ici.