27 September 2019

Le centre médico-social de l’Université catholique Andrés Bello au service des personnes socialement défavorisées

« L’amour et le service dans toute chose », telle est la maxime qui inspire l’Université catholique Andrés Bello (Venezuela) depuis sa création, voici près de 66 ans. Cette formule, qui représente l’essence même de cette institution, est l’emblème d’un modèle universitaire mettant l’accent sur les sciences humaines et privilégiant la sensibilisation de ses futurs diplômés au monde qui les entoure. 

L’UCAB conçoit le processus d’extension sociale en tant que lien durable entre le monde universitaire et les communautés environnantes. Dans le cadre de son action en faveur du développement social, elle s’unit à divers partenaires en vue d’atteindre les Objectifs de développement bénéficiant à la collectivité, tout cela en accord avec l’ODD no 17 : Partenariats pour la réalisation des Objectifs.

Au cœur de cette démarche se trouve le centre social père Manuel Aguirre S.J., qui n’a pas fermé ses portes depuis septembre 1999. Cette initiative entretient les échanges entre l’université et les communautés voisines et atteste l’engagement de l’UCAB vis-à-vis de la société. Moisés Carvallo, responsable du projet d’extension sociale à l’UCAB, explique que « le projet vise des critères et une contribution plus homogènes, de même qu’une étroite collaboration avec la communauté. Le centre permet à l’université d’œuvrer au plus près des collectivités de façon à apporter des réponses aux enjeux communs en misant sur la participation des populations. »

Le centre propose aux groupes socialement défavorisés des services ayant trait à une variété de domaines : organisation communautaire, formation aux ressources humaines, aide aux enfants et aux jeunes non scolarisés, conseil juridique, médical, économique et financier, accompagnement psychologique, durabilité environnementale et promotion de la santé. Le projet qui réunit étudiants, professeurs et professionnels bénévoles, vise à réduire les inégalités (ODD no 10) et s’inscrit dans la démarche de développement de communautés durables (ODD no 11).

« Nos activités doivent permettre de renforcer le sentiment de responsabilité collective. Nous voulons insuffler aux liens établis un certain dynamisme et faire en sorte que les communautés endossent un rôle directeur, fassent preuve d’initiative », explique Adle Hernández, responsable des projets et relations communautaires au sein de l’UCAB.

Le centre social comprend le pôle santé Santa Inés qui propose, en ambulatoire, gratuitement ou presque, des examens médicaux, un laboratoire d’analyses, un service d’imagerie, des programmes de rééducation ainsi que des soins préventifs et curatifs dans quatorze domaines spécialisés. En faisant progresser l’ODD no 3, consacré au bien-être et à la santé, le pôle se met au service des patients qui ne peuvent supporter le coût élevé des soins dispensés dans les établissements privés, que ce soit en raison de leur situation précaire ou du fait de l’exclusion sociale. 

Les étudiants et les communautés voisines se sont déclarés satisfaits des services fournis, avec une mention particulière pour le personnel à l’écoute, la propreté des locaux et un prix abordable, ce que confirme Nadia Mardini, habitante du quartier de Catia : « Grâce à l’UCAB, les personnes socialement défavorisées peuvent bénéficier de soins médicaux de qualité à un prix moindre ».

Le travail du centre médico-social et de ses 160 organismes partenaires a permis à l’UCAB de mener à bien 50 programmes et projets d’aide aux communautés socialement défavorisées de 17 paroisses de Caracas. Les efforts fournis par plus de 2 600 étudiants participants sous la direction de ces établissements profitent directement à près de 60 000 personnes chaque année.